lundi 22 juin 2009

Quel fainéant, alors...

Fainéant ? Non peut être pas en fait. Mais bien occupé, ça c'est sûr. Ca fait quand même un mois que je n'ai rien écrit, ça commence à faire beaucoup. Et puis tant de chose se sont passés depuis le 16 mai dernier.

Déjà, Rodolpho, Giovanna et Ulli sont rentrés dans leur pays respectifs. Brésil et Autriche. Le prochain à rentrer, c'est moi. Dans une semaine, seulement. Que le temps passe vite... Je me souviens au début, en octobre, que l'on comptait le nombre de semaine depuis notre arrivée, tout les lundis. Maintenant, il n'en reste qu'une, mais avant la fin... C'est dur de réaliser que je viens de vivre 1 an à l'étranger, à Cadca, et que tout ça est déjà fini. Peut être aussi parce que Cadca n'est plus vraiment l'étranger pour moi, j'y ai mes habitudes, mes amis, ma famille de volontaires... Ce dont je suis le plus content, c'est de comprendre les publicités dans la rue, les slogans politique ("Smer proti krize", soit Smer -le parti au pouvoir- contre la crise...) et d'attraper des conversations dans la rue et de les comprendre.

Depuis le 16 mai, je me suis encore bien promené... Un petit tour en France, un tour dans l'est de la Slovaquie, en Ukraine et en Autriche. Je ne perd pas mon temps, donc. Maintenant il est temps de tout finaliser, de faire son sac et de dire aurevoir, avant de rentrer.

samedi 16 mai 2009

Vo Rumunsku, tam bolo dobre...

Avant de retourner à Prague pour ce week end, pour y retrouver Alice, visiter le musée et retourner dans cette ville magique avant de rentrer en France dans 1 mois et demi (!...), je suis allé le week end dernier dans un pays un peu plus lointain, la Roumanie.

La Roumanie, et tout ce que l’on peut s’imaginer sur ce pays, qui ne bénéficie sans doute pas d’une très bonne image vue d’un pays de l’ouest. Arrivé donc à Bucarest, vendredi matin, accueillie par la mère d’une ancienne volontaire roumaine en Slovaquie. A partir de là, c’est parti pour la découverte de la Roumanie, ou plutôt la Grande Roumanie.

Vendredi, visite de Bucarest avec mon guide privé ! Et en français s’il vous plaît ! J’étais donc avec la mère de mon amie volontaire, une usine de connaissance, qui parle pas moins de 7 langues (Roumain, Français, Allemand, Anglais, Espagnol, Portugais, Italien et aussi quelques notions de Russe et d’Hongrois), extraordinaire. De plus, cette personne est historienne d’Art… Autant dire que la visite a été complète.


Bucarest est une ville qui a été défigurée par le communisme ou plus précisément par Ceaucescu, dirigeant communiste emblématique la Roumanie. Des barres d’immeubles délabrés à perte de vue, des avenues énormes pleines de voitures et écrasé par la chaleur du soleil. Ceauscu a fait détruire les anciens quartiers pour pouvoir construire ses édifices laids. Suite à un tremblement de terre (1977), il a pu voir où était l’endroit qui avait le mieux résister. Il détruisit alors les maisons historiques se situant à cet endroit pour pouvoir y construire son « Palais du peuple » ! Ce bâtiment, aujourd’hui le second plus grand du monde après le Pentagone est impressionnant et symbole de la mégalomanie d’un homme. Alina m’expliquera que ce bâtiment, symbole le plus fort de cette période dictatorial est comme une tumeur au cœur de la ville…


La Roumanie est constituée de trois régions historiques. La Valachie (région du sud), la Transylvanie (centre et nord-ouest) et la Moldavie (nord-est). Pour avoir un aperçu du pays, il me fallait donc aller dans ses trois régions. La Valachie, c’était fait avec Bucarest. Alors le samedi je suis allé à Brasov, ville de Transylvanie. Brasov est situé non loin du « château de Dracula », qui est joli mais qui en fait plus un nom pour faire venir les curieux… Brasov est elle une ville magnifique, où se mélange Roumains, Allemands et Hongrois, l’image de la Transylvanie. La région ressemble un peu à l’environnement que l’on retrouve en Slovaquie.



Ensuite, il me fallait aller en Moldavie. La Moldavie est une grande région, qui regroupe un tiers de la Roumanie et la République de Moldavie, ex république d’URSS. Les russes ont pris l’actuelle République de Moldavie à la Roumanie en 1940 dans le « cadre » du pacte Germano-Soviétique de 1939. Depuis, la Moldavie s’éloigne toujours plus de la Rouman

ie à cause de la russification intense et des échanges de population connus sous l’époque soviétique. Curieux, je décide alors de me rendre en République de Moldavie, après avoir consulté le site de l’ambassade de France (il y a eu des émeutes le 7 avril dernier) où il est indiqué qu’il faut avoir en poche 250$ (ou équivalent) pour passer la frontière. Bien sûr, je ne les ai pas. Il faut savoir que cela représente près de 5 fois le salaire minimum moldave, qui est de 56€ ! Finalement, pas de soucis, j’arrive à Chisinau (prononcez Kichino) une ville à l’opposé de Bucarest : petites maisons et pleine d’arbres (je crois que je n’ai jamais vue une ville aussi verte). On retrouve tout de même les grandes avenues (plus facile pour faire intervenir l’armée en cas de troubles) et les grands bâtiments officiels communistes. Une chose, la police. Elle est à chaque coin de rue, patrouille sans cesse, et par groupe de 8 jusqu’à une colonne de peut être 50 ! Le pays est aujourd’hui dans une situation compliqué, il a replongé dans une dictature communiste (bizarrement, on voit quelques drapeaux biélorusses dans la rue...), d’où les manifestations. De plus, la partie est du pays (Transnistrie), veut se décrocher du pays pour devenir indépendante ou devenir une région russe. Staline a changé les frontières après la guerre, les conséquences sont toujours là aujourd’hui…

Ensuite, retour sur Bucarest, puis Vienne, puis Cadca. Putain ! qu’est ce que la Slovaquie est un pays riche ! Plus de chien dans les rues, d’immeuble totalement délabrés, de charrues dans la rue,…
Au revoir la Grande Roumanie, à bientôt.

lundi 27 avril 2009

La région de Spiš...







Week end à l'est de la Slovaquie. (25/26 avril) Direction Spišský hrad, le plus grand chateau médiéval d'Europe. L'occasion avec Ulli de traverser le pays, d'aller dans une région vraiment différente de la nombre. En de nombreux point...


Déjà, c'était beaucoup plus vert que Cadca, mais pas le même vert. Le vert du printemps contrairement au vert foncé des sapins de Cadca. Disons que la région est vraiment magnifique. Les villages sont totalement différent, marqués par l'ancienne présence allemande. Plus de couleurs, plus de petites maisons.




Mais par contre, à l'extérieur de la ville, des hameaix, voire des villages Roms. Dans ses villages là, plus de poubelle, construction en bois et en taule à certain endroit,... Le contraste avec la situation est Roms à Cadca est assez saisissante, tant les Roms de cette région paraissent pauvres. Et au pied du chateau médiéval de Spis, le plus grand chateau d'Europe centrale, les Roms vivent à l'écart de la société slovaque dans des conditions totalement différente de ce que devrait être la Slovaquie aujourd'hui...

La visite du président, ou retour dans le passé

Vendredi dernier, M. Ivan Gašparovič, président fraîchement réélu de la "Slovenska Republika" était en visite à Cadca. Il faut dire que la région ("Okres") dont Cadca est la préfecture a voté à 85% en sa faveur...



Pour la venue de M. le Président, en plus de bloquer quelques rues (peu, quand même), il avait organiser une arrivée digne de Loukachenko, le président biélorusse... En fait, il avait demandé aux écoles de Cadca de s'arranger pour envoyer au moins 100 enfants devant la mairie. Alors il y avait là les 100 enfants à qui l'on avait donné des rubans à agiter à l'arrivé du président. C'est sûr qu'à 5 ans, c'est facile d'agiter un ruban.



Ensuite Monsieur le président a eu le droit aux majorettes, habillées d'une tenue fluorescente ultra-kitsch qui devait lever le bras à son passage. Les dames de la mairie étant habillées avec une chemise blanche et un ruban/foulard vert autour du coup, on aurait facilement pu les confondre avec des pionnières...



La seule chose qui peut différencier ce folklore hérité du communisme et un vrai folklore communiste, s'est produite à la fin lorsque le prêtre a lu la Bible avec le président et le maire de la ville. Et aussi, il n'y avait pas d'étoile rouge.



C'était bien marrant, dommage que je n'avais pas mon appareil photo pour pouvoir prendre deux trois photos...

samedi 18 avril 2009

De retour... d'Europe (2)


Bon, ça fait déjà un peu longtemps que je suis rentré d'Europe, mais mieux vaut tard que jamais.


Un petit tour dans le nord de l'Europe, après le sud et la Grèce, pour retrouver ce bel hiver de 6 mois... Les pays Baltes (Lituanie et Lettonie) et aussi deux pays nordiques (Estonie et Finlande). Ce qui m'a le plus marqué, c'est la présence de la Russie dans ses pays. Plus particulièrement en Lettonie et en Estonie, où les russes représentent près de 50% de la population dans les grandes villes (jusqu'à 100% à Narva, dans l'est de l'Estonie). Cet héritage de l'URSS est assez lourd, parce qu'il s'ajoute à la peur qu'on les gens de voir la Russie revenir.

Que pourrais faire l'Estonie, un pays de 1,3 millons d'habitants, contre son voisin de plus de 140 millions d'habitants ? La Géorgie a essayé.

Aujourd'hui ses pays veulent affirmer leur indépendance, mais étonnant donné que la population russophone n'apprend pas la langue nationale, cela est un peu difficile. Et le russe n'est pas reconnu en tant que langue officielle, alors qu'il est parlé par 50% de la population estonienne comme langue maternelle.


N'empêche qu'il s'agit là de bien beaux pays, très proche mais très différent culturellement. La Lituanie et la Lettonie sont des peuples Baltes, l'Estonie et la Finlande des états nordiques. Les Estoniens tiennent à le préciser et en sont plutôt fiers.

De retour... d'Europe ! (1)




De retour, de retour d'un peu partout en fait.



D'abord de retour d'Athènes, en Grèce, où nous avons enfin pu trouver le soleil et la chaleur avec Gérard, Rodolpho, Giovanna et Andréina. Et même la mer, tellement loin de la Slovaquie. Six jours en Grèce, le temps de reprendre goût aux prix des produits dans "l'Europe de l'ouest"...




Et avec le soleil et la chaleur, arrive aussi la saison. Il était impressionnant de voir à quel point tout était en train de redémarrer, les livraisons de glaces, les stands estivaux qui sortaient de l'arrière boutique et les terrasses qui reprenaient vie.


Mais finalement, en rentrant en Slovaquie 6 jours plus tard, il faisait plus chaud qu'en Grèce ! Ca y est le printemps y était réellement arrivé !





Six jours en Grèce, c'est court, mais ça laisse déjà le temps de voir beaucoup de merveilles. Athènes, bien sûr, l'Acropole, évidemment. Et puis petit tour en bateau, jusqu'à l'île d'Egine. Et enfin pour finir, la belle petite ville de Nauplie, dans le Péloponèse.




La grèce nous a aussi permis de nous plonger dans un ambiance totalement différente de la Slovaquie. Un ambiance méditerrannéenne, où tout est toujours en mouvement, bruillant et coloré. Les marchés offrent des produits tellement différent des marchés slovaques, le plus grand contraste tant évidemment le marché aux poissons...




Le poisson, en Slovaquie, c'est comme la neige en Grèce.



Et comment en Grèce, un nouveau commencement était enclenché au retour, en Slovaquie. Les terrasses qui sortent, les murs sont repeints, les gens sortent se promener,...

samedi 28 mars 2009

Ca y est, enfin !






Ca y est, enfin, le printemps semble être arrivé à Cadca !






Cela parait presque incroyable, inimaginable après un hiver de 5 mois... Un vrai soleil, entouré d'un vrai ciel bleu et pour la première fois la possibilité de profiter du balcon !






Parce que l'hiver, arrivé au mois de novembre, ne semblait plus vouloir partir. Grosse quantité de neige en novembre, puis seconde en janvier (avec les températures qui vont avec), la troisième et la plus important mi-février (plus d'un 1m en ville, quand même...) et enfin la plus inattendue mi-mars... Pour finir en beauté, l'hiver s'est achevé avec un magnifique -10° jeudi matin à Cadca.






Mais il est tellement imprévisible, cet hiver, qu'il pourrait bien revenir. Alors, dès lundi je vais chercher le soleil dans un pays où il brille certainement plus qu'en Slovaquie...



Mercredi, direction Athènes !

mercredi 18 mars 2009

Le froid

Neige
Froid
Vent
Printemps


Cherchez l'erreur...

mardi 3 mars 2009

Tito-land




Me voila de retour, encore une fois, mais cette fois de Bosnie et de Croatie. Un grand voyage, un long voyage. 36h de trajet à l'aller, en passant par Bratislava, Budapest, Zagreb, Split et enfin Livno ma destination finale.






Juste le temps de visiter Split, de voir la mer et l'ambiance de l'avant match Hajduk Split - Dinamo Zagreb avant de reprendre le bus en direction de la Bosnie ET Herzégovine. Le "et" est important, on a eu le temps de nous le faire remarquer pendant cette semaine, notamment à Livno, qui est justement dans la région appelée "l'Herzégovine".






Livno, pourquoi Livno ? Un training, de l'UE, sur le thème du volontariat. Plein de gens, de toute l'Europe, de Turquie en... Islande ! Mais aussi des gens de Pologne, Monténégro, Macédoine, France, Italie, Croatie, Espagne... Un mélange, un vrai, pour une vraie semaine européenne.


Et puis à la fin de cette semaine plus que génial, départ pour Mostar où j'avais vraiment envie de me rendre. Mostar, comme un simple de la guerre qui a eu lieu en Bosnie, où étaient et sont toujours divisés les communautés Croates et Bosniaques. En demandant mon chemin, j'ai eu le malheur de dire "côté gauche" en opposition au "côté droit". En réponse, on m'a dit que le côté gauche et droit, c'était pendant la guerre...




Dans cette ville, comme ensuite à Sarajevo, la trace de la guerre est encore très présente, avec surtout les impacts de balles sur la plupart des bâtiments. A l'inverse, les villes croates sont nettoyés de la plupart de leur marque de guerre, plus que préparer au tourisme. Le contraste est assez important...



Par contre, la seule chose qui uni Croates, Bosniaques et Serbie est Tito... Encore et toujours.


Et puis retour en Slovaquie, Cadca, avec sa neige (à l'inverse du soleil printanier de Bosnie) et Romuald, le nouveau volontaire français.


Plus que 4 mois en Slovaquie... Fuj !

vendredi 20 février 2009

Romano Hip-Hop

Voila le temps qui passe toujours plus vite en Slovaquie. Matthieu et Léo sont venus me rendre une courte visite de6 jours. Juste le temps de voir un petit peu de la Slovaquie, notamment la belle ville de Bardejov, mais aussi Stara Lubovna, Zilina et bien sûr l'immanquable Cadca !

Je me rend compte aussi avec ce temps qui passe le racisme qui existe envers les Roms... D'ailleurs, j'ai eu une discussion avec la professeur de français de Zilina, avec qui je travaillais depuis tout juste 2 semaines. Eh bien ça ne fera pas 3. "Ils ne veulent travailler", "Ils sont comme des sangsues pour la société",... Voilà ce qu'elle raconte avec assurance. Dans ce lycée, privé, il n'y a AUCUN roms, comme quoi le privé ne favorise pas l'ouverture... Voilà, grâce à toutes les certitudes que les gens sur eux, ils se retrouvent exclus de la société, mais cela est de leur faute, encore une fois. Quand j'ai dit que je travaillais aussi de temps en temps avec des enfants roms, et que j'ai dit qu'ils voulaient apprendre, j'ai eu le droit à un grand "Ah bon ?!". Ce n'est pas sans rapeller une autre situation, dans un certain hexagone. Mais où qu'il soit et qui qu'il vise, le racisme est stupide et doit être combattu. Ouvrons nous, nous sommes au XXIème siècle.



Ce soir, aussi, je pars pour la Bosnie-Herzégovine. Après tout ce j'avais appris dans mon premier en ex-Yougoslavie, je suis plus que content de pouvoir y retourner, dans l'espoir d'y apprendre encore plus...

...sans oublier de retrouver Bureks et autre Ajvar !

vendredi 30 janvier 2009

Mademoiselle chante le blues


Voilà bien longtemps que je n'ai plus affiché de nouvelles sur mon blog. Le temps, il file... Trop vite. D'ailleurs, dimanche 1er février marquera mes 5 mois de présence en Slovaquie. Ce qui signifie aussi qu'il m'en reste plus que 5... Eh! Oui, déjà la moitié vous l'aurez remarqué comme moi.


En attendant de marqué la moitie de mon SVE dimanche prochain, j'ai eu 2 semaines bien pleines. La première semaine dans les Hautes Tatras, dans le centre-nord du pays, vers Poprad-Tatry. Un petit coin bien sympa où j'ai pu retrouvé avec Gérard tout les volontaires que l'on avait rencontré leur de notre training d'arrivée. Là, ça marque vraiment la moitié.


Ensuite samedi, je suis allé à la capitale, pour récupérer Charlotte qui arrivait fraîchement de Paris, pour passer une semaine en Slovaquie. La voilà déjà repartie alors que j'écris, après une tentative de ski avortée dimanche (pas de neige...), la visite de Zilina lundi, un petit périple en Ukraine mardi, la traversée du pays mercredi et donc le départ aujourd'hui.




L'Ukraine, justement. Une petite journée, seulement, qui nous a donné une image de ce pays, non-membre de l'Union Européenne. Nous sommes allés à Uzhgorod, une ville à la frontière avec la Slovaquie que l'on m'avait recommamdée. Après un passage à la frontière original, où le policier ne voulait pas croire que j'étais français (j'ai dû lire un texte de mon passeport...), nous sommes donc arrivés dans cette ville. On passe la frontière, on le sent. La ville est totalement différente des villes slovaques, beaucoup plus pauvre, beaucoup de mendiants, des rues et trottoirs défoncés. A l'image de la Biélorussie, nostalgie. On a aussi eu le droit sur la place principale au clip de Patricia Kaas, "Mademoiselle chante le blues".La chance, non ?

Demain départ pour un week-end à Košice, encore dans l'est du pays, avant de reprendre pour une semaine un peu plus "normale".






samedi 17 janvier 2009

Des nouvelles

Nouvelle ? Bonne nouvelle !
Bienvenue à Maëlly !


Voilà donc une personne de plus dans la famille. J'ai bien hâte de pouvoir la voir, même s'il va me falloir être patient. Avant ce moment là, je pars lundi à Novy Smokovec, dans les Hautes Tatras, les montagnes slovaques (non ce n'est pas -encore- des vacances, mais c'est mon training de "mid-term") Tout ça avant l'arrivée de mon second invité depuis le début de mon SVE, Charlotte ! Yahou !

Sinon, depuis que je suis rentré, voila maintenant une semaine, une chose à beaucoup changer ici... On se sent mon riche... Eh oui, l'EURO, ça fout un coup au moral mine de rien... On utilise quasiment que des pièces, de préférence les pièces rouges ce qui change passiblement de tous les billets que l'on avait en poche auparavant. Mais bon, on va s'y faire, comme en 2002. Mais finalement, chacun des volontaires s'était habitué à la couronne slovaque, ce qui fait que nous faisons encore un changement de monnaie. Parce qu'il faut se réhabituer aux prix slovaques... Mais en EURO !

dimanche 11 janvier 2009

De retour de périple (2)

C'est donc à Belgrade que le voyage commence vraiment. Ca ne sera pas le même voyage que Nicolas Bouvier, mais j'espère alors qu'il sera beau. Belgrade, le 2 janvier, à 9 heures du matin, c'est une ville morte, tout est fermée. Tant pis, on attend on se promène dans les rues désertes. Il y a à Belgrade la plus grande église orthodoxe du monde, en construction, un chateau turc, quelques bâtiments défoncés par la guerre dans le centre,... Ce n'est pas la plus belle ville du monde, mais c'est notre première ville balkanique, notre première impression. Premier contact avec la nourriture locale...burek, première !



Belgrade, entre modernité, guerre et souvenir du socialisme yougoslave.






Départ dès le 2 au soir pour Skopje, où nous attend le matin du 3 Sakina, volontaire française en Macédoine. On descend directement le jour même pour Bitola, au sud du pays à 15 km de la frontière grecque. Quinze kilomètres seulement... En fait, il y a là un fossé, aucun bus, aucun train ne relie Bitola à la Grèce. Union Européenne oblige, les macédoniens ne sont pas les bienvenus à 16km seulement de chez eux. De là, on peut comprendre l'absurdité des frontières et aussi se rendre compte de la chance d'avoir un passeport français...












En haut, le centre historique de Skopje. De gauche à droite en petit : la montagne (très présente en Macédoine), un char rencontré pendant une ballade, la rue principale de Bitola

A Bitola, sous ses 30 centimètres de neige, il fait froid alors pour se réchauffer on part marcher pour découvrir les alentours. On rencontre aussi plein de gens qui nous parle de la Macédoine. Et puis on mange des bureks, macédoniens cette fois ci.

La veille de Noël, le 6, on part en direction d'Ohrid pour la journée,où il y a un lac frontalier avec l'Albanie. C'est la ville touristique estival de Macédoine, où tout les expatriés macédoniens (qui représente au total plus de personne que les 2 millions habitant en Macédoine) viennent se retrouver. Noël étant là, on a même le droit à une photo avec le Père Noël !

Le 7, le jour de Noël donc, on remet (déjà) le cap sur la capitale de l'ARYM. Oui, ARYM, c'est à dire Ancienne République Yougoslave de Macédoine car les grecs refusent que la Macédoine porte ce nom, synonime selon eux de l'histoire grecque. Alors l'ambiance est cordiale entre les deux pays, les macédoniens ont renommé l'aéroport de Skopje "Alexandre le Grand", alors les grecques ont renommés leur province en "Macédoine",... Une statue de Philippe II est en construction à Bitola, dans que dans la rue on a pu voir un drapeau grec "orné" d'une croix gammée... Pour un nom et un drapeau. Toujours est il que nous rentrons sur Skopje.


Le 8, départ à 8 heures pour... Приштина ou Prishtinë selon le point de vue... Le Kosovo. Nous y voilà. Je pensais que je ne mettrais jamais les pieds dans ce coin d’Europe. Vu à la télé, voilà l’étiquette que je pouvais coller à ce petit bout de territoire indépendant (ou serbe, c’est selon). Ouvrir grand les yeux, voir ce dont il s’agit. On passe la frontière, on arrive dans un pays d’abord montagneux, avec des décors de cinéma, tout enneigé. Puis la plaine arrive, les premières habitations, les drapeaux kosovars, albanais, américain et de l’OTAN sont assez présent. Nous arrivons à 10h à Pristina, la capitale. Les gens nous demandent ce que l’on fait là. Pourquoi venir ici ? Il n’y a rien à voir ! Effectivement Pristina n’est pas une belle ville, elle est neuve et l’architecture est archaïque. Mais nous sentons un peu l’atmosphère, avec des drapeaux omniprésents, tout comme les forces de la KFOR. Des voitures de la force internationale sont très présentes, même sur les bus où ils font la promotion de cette force de paix. Il fait là aussi très froid, il neige et il y a du vent. On sent que le pays est plus riche que la Macédoine, ce que je trouve paradoxal. Les voitures sont en effet neuves pour la plupart et de marques occidentales. On a aussi découvert la gastronomie locale, peu chère et -mon dieu- excellente ! Bureks kosovar, élus à l'hunanimité !
De haut en bas : bus de Pristina aux couleurs de la KFOR, Boulevard Bill Clinton de Pristina, Gastronomie kosovarde (5€ le tout...).
Ce petit passage au Kosovo nous vaudra des petits soucis à la frontière serbe. Il nous aura fallu faire "annulé" nos tampons. Un tampon par dessus, pour dire que l'on ne connait pas ce pays, qu'il est frauduleux. Ridicule et plus encore. Heureusement qu'il ne tue pas, le ridicule.



Une semaine dans les Balkans, ça permet de mettre une image sur ce qu'est cette région tendue du monde, sa complexité. J’ai envie d’y retourner, un jour, et d’y apprendre encore plus. Rien que d’y aller permet de se rendre compte, de sentir l’ambiance. Ca appelle aussi a réfléchir sur cette situation qui ne semble pas prête de s'arrêter. J'ai eu l'impression en discutant qu'il ne suffisait d'une rien pour que la guerre reprenne... Ce fut peut être le plus intéressant de mes voyages depuis le début de mon SVE. Maintenant il faut se réadapter à la Slovaquie après 3 semaines de pause. Ce début d’année a un goût différent, comme étrange. Comme un goût de Bureks ?





Merci à Pierre et Sakina, mes deux compagnons de voyage. N'oublions pas, les pieds dans l'eau pour communiquer sur notre belle verte !

samedi 10 janvier 2009

De retour de périple (1)

Me voila de retour à la maison, à Cadca, en Slovaquie. Après un petit détour de 3 semaines plein d'enseignement. Après une semaine en France, pour Noël (le premier de la saison), direction Venise pour voir un peu à quoi à ressemble cette ville. Première étape donc en Italie, le 29 et le 30 décembre. Première étape touristique, mais déjà bien interessante. Un peu comme une sorte de mise en condition... notamment au niveau du froid !



Départ ensuite pour Bratislava afin de fêter la nouvelle année dans la capitale slovaque, qui fête le passage à l'€uro. La ville aux couleurs de la nouvelle monnaie, concert et grand feu d'artifice à 00h fêter ce changement qui encre un peu plus les slovaques dans l'Union Européenne.

C'est le 1er janvier que le voyage a vraiment commencé. Premier départ -avorté- pour Belgrade le 1er janvier à 10h, que l'aventure commence !

vendredi 2 janvier 2009

Ca bouge !

Après Bratislava, Vienne et Budapest hier, voila Belgrade aujourd'hui !
Belgrade et ses quelques batiments encore en ruine, et un bus "Kosovo je srbske"... Le kosovo est la Serbie, en Français. A bientôt, depuis la Macédoine, dès demain !