Départ dès le 2 au soir pour Skopje, où nous attend le matin du 3 Sakina, volontaire fr
ançaise en Macédoine. On descend directement le jour même pour Bitola, au sud du pays à 15 km de la frontière grecque. Quinze kilomètres seulement... En fait, il y a là un fossé, aucun bus, aucun train ne relie Bitola à la Grèce. Union Européenne oblige, les macédoniens ne sont pas les bienvenus à 16km seulement de chez eux. De là, on peut comprendre l'absurdité des frontières et aussi se rendre compte de la chance d'avoir un passeport français...
En haut, le centre historique de Skopje. De gauche à droite en petit : la montagne (très présente en Macédoine), un char rencontré pendant une ballade, la rue principale de Bitola
A Bitola, sous ses 30 centimètres de neige, il fait froid alors pour se réchauffer on part marcher pour découvrir les alentours. On rencontre aussi plein de gens qui nous parle de la Macédoine. Et puis on mange des bureks, macédoniens cette fois ci.
La veille de Noël, le 6, on part en direction d'Ohrid pour la journée,où il y a un lac frontalier avec l'Albanie. C'est la ville touristique estival de Macédoine, où tout les expatriés macédoniens (qui représente au total plus de personne que les 2 millions habitant en Macédoine) viennent se retrouver. Noël étant là, on a même le droit à une photo avec le Père Noël !
Le 7, le jour de Noël donc, on remet (déjà) le cap sur la capitale de l'ARYM. Oui, ARYM, c'est à dire Ancienne République Yougoslave de Macédoine car les grecs refusent que la Macédoine porte ce nom,
synonime selon eux de l'histoire grecque. Alors l'ambiance est cordiale entre les deux pays, les macédoniens ont renommé l'aéroport de Skopje "Alexandre le Grand", alors les grecques ont renommés leur province en "Macédoine",... Une statue de Philippe II est en construction à Bitola, dans que dans la rue on a pu voir un drapeau grec "orné" d'une croix gammée... Pour un nom et un drapeau. Toujours est il que nous rentrons sur Skopje.
Ce petit passage au Kosovo nous vaudra des petits soucis à la frontière serbe. Il nous aura fallu faire "annulé" nos tampons. Un tampon par dessus, pour dire que l'on ne connait pas ce pays, qu'il est frauduleux. Ridicule et plus encore. Heureusement qu'il ne tue pas, le ridicule.
Une semaine dans les Balkans, ça permet de mettre une image sur ce qu'est cette région tendue du monde, sa complexité. J’ai envie d’y retourner, un jour, et d’y apprendre encore plus. Rien que d’y aller permet de se rendre compte, de sentir l’ambiance. Ca appelle aussi a réfléchir sur cette situation qui ne semble pas prête de s'arrêter. J'ai eu l'impression en discutant qu'il ne suffisait d'une rien pour que la guerre reprenne... Ce fut peut être le plus intéressant de mes voyages depuis le début de mon SVE. Maintenant il faut se réadapter à la Slovaquie après 3 semaines de pause. Ce début d’année a un goût différent, comme étrange. Comme un goût de Bureks ?
Merci à Pierre et Sakina, mes deux compagnons de voyage. N'oublions pas, les pieds dans l'eau pour communiquer sur notre belle verte !

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