La Roumanie, et tout ce que l’on peut s’imaginer sur ce pays, qui ne bénéficie sans doute pas d’une très bonne image vue d’un pays de l’ouest. Arrivé donc à Bucarest, vendredi matin, accueillie par la mère d’une ancienne volontaire roumaine en Slovaquie. A partir de là, c’est parti pour la découverte de la Roumanie, ou plutôt la Grande Roumanie.
Vendredi, visite de Bucarest avec mon guide privé ! Et en français s’il vous plaît ! J’étais donc avec la mère de mon amie volontaire, une usine de connaissance, qui parle pas moins de 7 langues (Roumain, Français, Allemand, Anglais, Espagnol, Portugais, Italien et aussi quelques notions de Russe et d’Hongrois), extraordinaire. De plus, cette personne est historienne d’Art… Autant dire que la visite a été complète.
Bucarest est une ville qui a été défigurée par le communisme ou plus précisément par Ceaucescu, dirigeant communiste emblématique la Roumanie. Des barres d’immeubles délabrés à perte de vue, des avenues énormes pleines de voitures et écrasé par la chaleur du soleil. Ceauscu a fait détruire les anciens quartiers pour pouvoir construire ses édifices laids. Suite à un tremblement de terre (1977), il a pu voir où était l’endroit qui avait le mieux résister. Il détruisit alors les maisons historiques se situant à cet endroit pour pouvoir y construire son « Palais du peuple » ! Ce bâtiment, aujourd’hui le second plus grand du monde après le Pentagone est impressionnant et symbole de la mégalomanie d’un homme. Alina m’expliquera que ce bâtiment, symbole le plus fort de cette période dictatorial est comme une tumeur au cœur de la ville…
La Roumanie est constituée de trois régions historiques. La Valachie (région du sud), la Transylvanie (centre et nord-ouest) et la Moldavie (nord-est). Pour avoir un aperçu du pays, il me fallait donc aller dans ses trois régions. La Valachie, c’était fait avec Bucarest. Alors le samedi je suis allé à Brasov, ville de Transylvanie. Brasov est situé non loin du « château de Dracula », qui est joli mais qui en fait plus un nom pour faire venir les curieux… Brasov est elle une ville magnifique, où se mélange Roumains, Allemands et Hongrois, l’image de la Transylvanie. La région ressemble un peu à l’environnement que l’on retrouve en Slovaquie.
Ensuite, il me fallait aller en Moldavie. La Moldavie est une grande région, qui regroupe un tiers de la Roumanie et la République de Moldavie, ex république d’URSS. Les russes ont pris l’actuelle République de Moldavie à la Roumanie en 1940 dans le « cadre » du pacte Germano-Soviétique de 1939. Depuis, la Moldavie s’éloigne toujours plus de la Rouman
ie à cause de la russification intense et des échanges de population connus sous l’époque soviétique. Curieux, je décide alors de me rendre en République de Moldavie, après avoir consulté le site de l’ambassade de France (il y a eu des émeutes le 7 avril dernier) où il est indiqué qu’il faut avoir en poche 250$ (ou équivalent) pour passer la frontière. Bien sûr, je ne les ai pas. Il faut savoir que cela représente près de 5 fois le salaire minimum moldave, qui est de 56€ ! Finalement, pas de soucis, j’arrive à Chisinau (prononcez Kichino) une ville à l’opposé de Bucarest : petites maisons et pleine d’arbres (je crois que je n’ai jamais vue une ville aussi verte). On retrouve tout de même les grandes avenues (plus facile pour faire intervenir l’armée en cas de troubles) et les grands bâtiments officiels communistes. Une chose, la police. Elle est à chaque coin de rue, patrouille sans cesse, et par groupe de 8 jusqu’à une colonne de peut être 50 ! Le pays est aujourd’hui dans une situation compliqué, il a replongé dans une dictature communiste (bizarrement, on voit quelques drapeaux biélorusses dans la rue...), d’où les manifestations. De plus, la partie est du pays (Transnistrie), veut se décrocher du pays pour devenir indépendante ou devenir une région russe. Staline a changé les frontières après la guerre, les conséquences sont toujours là aujourd’hui…
Ensuite, retour sur Bucarest, puis Vienne, puis Cadca. Putain ! qu’est ce que la Slovaquie est un pays riche ! Plus de chien dans les rues, d’immeuble totalement délabrés, de charrues dans la rue,…
Au revoir la Grande Roumanie, à bientôt.

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