vendredi 30 janvier 2009

Mademoiselle chante le blues


Voilà bien longtemps que je n'ai plus affiché de nouvelles sur mon blog. Le temps, il file... Trop vite. D'ailleurs, dimanche 1er février marquera mes 5 mois de présence en Slovaquie. Ce qui signifie aussi qu'il m'en reste plus que 5... Eh! Oui, déjà la moitié vous l'aurez remarqué comme moi.


En attendant de marqué la moitie de mon SVE dimanche prochain, j'ai eu 2 semaines bien pleines. La première semaine dans les Hautes Tatras, dans le centre-nord du pays, vers Poprad-Tatry. Un petit coin bien sympa où j'ai pu retrouvé avec Gérard tout les volontaires que l'on avait rencontré leur de notre training d'arrivée. Là, ça marque vraiment la moitié.


Ensuite samedi, je suis allé à la capitale, pour récupérer Charlotte qui arrivait fraîchement de Paris, pour passer une semaine en Slovaquie. La voilà déjà repartie alors que j'écris, après une tentative de ski avortée dimanche (pas de neige...), la visite de Zilina lundi, un petit périple en Ukraine mardi, la traversée du pays mercredi et donc le départ aujourd'hui.




L'Ukraine, justement. Une petite journée, seulement, qui nous a donné une image de ce pays, non-membre de l'Union Européenne. Nous sommes allés à Uzhgorod, une ville à la frontière avec la Slovaquie que l'on m'avait recommamdée. Après un passage à la frontière original, où le policier ne voulait pas croire que j'étais français (j'ai dû lire un texte de mon passeport...), nous sommes donc arrivés dans cette ville. On passe la frontière, on le sent. La ville est totalement différente des villes slovaques, beaucoup plus pauvre, beaucoup de mendiants, des rues et trottoirs défoncés. A l'image de la Biélorussie, nostalgie. On a aussi eu le droit sur la place principale au clip de Patricia Kaas, "Mademoiselle chante le blues".La chance, non ?

Demain départ pour un week-end à Košice, encore dans l'est du pays, avant de reprendre pour une semaine un peu plus "normale".






samedi 17 janvier 2009

Des nouvelles

Nouvelle ? Bonne nouvelle !
Bienvenue à Maëlly !


Voilà donc une personne de plus dans la famille. J'ai bien hâte de pouvoir la voir, même s'il va me falloir être patient. Avant ce moment là, je pars lundi à Novy Smokovec, dans les Hautes Tatras, les montagnes slovaques (non ce n'est pas -encore- des vacances, mais c'est mon training de "mid-term") Tout ça avant l'arrivée de mon second invité depuis le début de mon SVE, Charlotte ! Yahou !

Sinon, depuis que je suis rentré, voila maintenant une semaine, une chose à beaucoup changer ici... On se sent mon riche... Eh oui, l'EURO, ça fout un coup au moral mine de rien... On utilise quasiment que des pièces, de préférence les pièces rouges ce qui change passiblement de tous les billets que l'on avait en poche auparavant. Mais bon, on va s'y faire, comme en 2002. Mais finalement, chacun des volontaires s'était habitué à la couronne slovaque, ce qui fait que nous faisons encore un changement de monnaie. Parce qu'il faut se réhabituer aux prix slovaques... Mais en EURO !

dimanche 11 janvier 2009

De retour de périple (2)

C'est donc à Belgrade que le voyage commence vraiment. Ca ne sera pas le même voyage que Nicolas Bouvier, mais j'espère alors qu'il sera beau. Belgrade, le 2 janvier, à 9 heures du matin, c'est une ville morte, tout est fermée. Tant pis, on attend on se promène dans les rues désertes. Il y a à Belgrade la plus grande église orthodoxe du monde, en construction, un chateau turc, quelques bâtiments défoncés par la guerre dans le centre,... Ce n'est pas la plus belle ville du monde, mais c'est notre première ville balkanique, notre première impression. Premier contact avec la nourriture locale...burek, première !



Belgrade, entre modernité, guerre et souvenir du socialisme yougoslave.






Départ dès le 2 au soir pour Skopje, où nous attend le matin du 3 Sakina, volontaire française en Macédoine. On descend directement le jour même pour Bitola, au sud du pays à 15 km de la frontière grecque. Quinze kilomètres seulement... En fait, il y a là un fossé, aucun bus, aucun train ne relie Bitola à la Grèce. Union Européenne oblige, les macédoniens ne sont pas les bienvenus à 16km seulement de chez eux. De là, on peut comprendre l'absurdité des frontières et aussi se rendre compte de la chance d'avoir un passeport français...












En haut, le centre historique de Skopje. De gauche à droite en petit : la montagne (très présente en Macédoine), un char rencontré pendant une ballade, la rue principale de Bitola

A Bitola, sous ses 30 centimètres de neige, il fait froid alors pour se réchauffer on part marcher pour découvrir les alentours. On rencontre aussi plein de gens qui nous parle de la Macédoine. Et puis on mange des bureks, macédoniens cette fois ci.

La veille de Noël, le 6, on part en direction d'Ohrid pour la journée,où il y a un lac frontalier avec l'Albanie. C'est la ville touristique estival de Macédoine, où tout les expatriés macédoniens (qui représente au total plus de personne que les 2 millions habitant en Macédoine) viennent se retrouver. Noël étant là, on a même le droit à une photo avec le Père Noël !

Le 7, le jour de Noël donc, on remet (déjà) le cap sur la capitale de l'ARYM. Oui, ARYM, c'est à dire Ancienne République Yougoslave de Macédoine car les grecs refusent que la Macédoine porte ce nom, synonime selon eux de l'histoire grecque. Alors l'ambiance est cordiale entre les deux pays, les macédoniens ont renommé l'aéroport de Skopje "Alexandre le Grand", alors les grecques ont renommés leur province en "Macédoine",... Une statue de Philippe II est en construction à Bitola, dans que dans la rue on a pu voir un drapeau grec "orné" d'une croix gammée... Pour un nom et un drapeau. Toujours est il que nous rentrons sur Skopje.


Le 8, départ à 8 heures pour... Приштина ou Prishtinë selon le point de vue... Le Kosovo. Nous y voilà. Je pensais que je ne mettrais jamais les pieds dans ce coin d’Europe. Vu à la télé, voilà l’étiquette que je pouvais coller à ce petit bout de territoire indépendant (ou serbe, c’est selon). Ouvrir grand les yeux, voir ce dont il s’agit. On passe la frontière, on arrive dans un pays d’abord montagneux, avec des décors de cinéma, tout enneigé. Puis la plaine arrive, les premières habitations, les drapeaux kosovars, albanais, américain et de l’OTAN sont assez présent. Nous arrivons à 10h à Pristina, la capitale. Les gens nous demandent ce que l’on fait là. Pourquoi venir ici ? Il n’y a rien à voir ! Effectivement Pristina n’est pas une belle ville, elle est neuve et l’architecture est archaïque. Mais nous sentons un peu l’atmosphère, avec des drapeaux omniprésents, tout comme les forces de la KFOR. Des voitures de la force internationale sont très présentes, même sur les bus où ils font la promotion de cette force de paix. Il fait là aussi très froid, il neige et il y a du vent. On sent que le pays est plus riche que la Macédoine, ce que je trouve paradoxal. Les voitures sont en effet neuves pour la plupart et de marques occidentales. On a aussi découvert la gastronomie locale, peu chère et -mon dieu- excellente ! Bureks kosovar, élus à l'hunanimité !
De haut en bas : bus de Pristina aux couleurs de la KFOR, Boulevard Bill Clinton de Pristina, Gastronomie kosovarde (5€ le tout...).
Ce petit passage au Kosovo nous vaudra des petits soucis à la frontière serbe. Il nous aura fallu faire "annulé" nos tampons. Un tampon par dessus, pour dire que l'on ne connait pas ce pays, qu'il est frauduleux. Ridicule et plus encore. Heureusement qu'il ne tue pas, le ridicule.



Une semaine dans les Balkans, ça permet de mettre une image sur ce qu'est cette région tendue du monde, sa complexité. J’ai envie d’y retourner, un jour, et d’y apprendre encore plus. Rien que d’y aller permet de se rendre compte, de sentir l’ambiance. Ca appelle aussi a réfléchir sur cette situation qui ne semble pas prête de s'arrêter. J'ai eu l'impression en discutant qu'il ne suffisait d'une rien pour que la guerre reprenne... Ce fut peut être le plus intéressant de mes voyages depuis le début de mon SVE. Maintenant il faut se réadapter à la Slovaquie après 3 semaines de pause. Ce début d’année a un goût différent, comme étrange. Comme un goût de Bureks ?





Merci à Pierre et Sakina, mes deux compagnons de voyage. N'oublions pas, les pieds dans l'eau pour communiquer sur notre belle verte !

samedi 10 janvier 2009

De retour de périple (1)

Me voila de retour à la maison, à Cadca, en Slovaquie. Après un petit détour de 3 semaines plein d'enseignement. Après une semaine en France, pour Noël (le premier de la saison), direction Venise pour voir un peu à quoi à ressemble cette ville. Première étape donc en Italie, le 29 et le 30 décembre. Première étape touristique, mais déjà bien interessante. Un peu comme une sorte de mise en condition... notamment au niveau du froid !



Départ ensuite pour Bratislava afin de fêter la nouvelle année dans la capitale slovaque, qui fête le passage à l'€uro. La ville aux couleurs de la nouvelle monnaie, concert et grand feu d'artifice à 00h fêter ce changement qui encre un peu plus les slovaques dans l'Union Européenne.

C'est le 1er janvier que le voyage a vraiment commencé. Premier départ -avorté- pour Belgrade le 1er janvier à 10h, que l'aventure commence !

vendredi 2 janvier 2009

Ca bouge !

Après Bratislava, Vienne et Budapest hier, voila Belgrade aujourd'hui !
Belgrade et ses quelques batiments encore en ruine, et un bus "Kosovo je srbske"... Le kosovo est la Serbie, en Français. A bientôt, depuis la Macédoine, dès demain !