Fainéant ? Non peut être pas en fait. Mais bien occupé, ça c'est sûr. Ca fait quand même un mois que je n'ai rien écrit, ça commence à faire beaucoup. Et puis tant de chose se sont passés depuis le 16 mai dernier.
Déjà, Rodolpho, Giovanna et Ulli sont rentrés dans leur pays respectifs. Brésil et Autriche. Le prochain à rentrer, c'est moi. Dans une semaine, seulement. Que le temps passe vite... Je me souviens au début, en octobre, que l'on comptait le nombre de semaine depuis notre arrivée, tout les lundis. Maintenant, il n'en reste qu'une, mais avant la fin... C'est dur de réaliser que je viens de vivre 1 an à l'étranger, à Cadca, et que tout ça est déjà fini. Peut être aussi parce que Cadca n'est plus vraiment l'étranger pour moi, j'y ai mes habitudes, mes amis, ma famille de volontaires... Ce dont je suis le plus content, c'est de comprendre les publicités dans la rue, les slogans politique ("Smer proti krize", soit Smer -le parti au pouvoir- contre la crise...) et d'attraper des conversations dans la rue et de les comprendre.
Depuis le 16 mai, je me suis encore bien promené... Un petit tour en France, un tour dans l'est de la Slovaquie, en Ukraine et en Autriche. Je ne perd pas mon temps, donc. Maintenant il est temps de tout finaliser, de faire son sac et de dire aurevoir, avant de rentrer.
lundi 22 juin 2009
samedi 16 mai 2009
Vo Rumunsku, tam bolo dobre...
Avant de retourner à Prague pour ce week end, pour y retrouver Alice, visiter le musée et retourner dans cette ville magique avant de rentrer en France dans 1 mois et demi (!...), je suis allé le week end dernier dans un pays un peu plus lointain, la Roumanie.
La Roumanie, et tout ce que l’on peut s’imaginer sur ce pays, qui ne bénéficie sans doute pas d’une très bonne image vue d’un pays de l’ouest. Arrivé donc à Bucarest, vendredi matin, accueillie par la mère d’une ancienne volontaire roumaine en Slovaquie. A partir de là, c’est parti pour la découverte de la Roumanie, ou plutôt la Grande Roumanie.
Vendredi, visite de Bucarest avec mon guide privé ! Et en français s’il vous plaît ! J’étais donc avec la mère de mon amie volontaire, une usine de connaissance, qui parle pas moins de 7 langues (Roumain, Français, Allemand, Anglais, Espagnol, Portugais, Italien et aussi quelques notions de Russe et d’Hongrois), extraordinaire. De plus, cette personne est historienne d’Art… Autant dire que la visite a été complète.
Bucarest est une ville qui a été défigurée par le communisme ou plus précisément par Ceaucescu, dirigeant communiste emblématique la Roumanie. Des barres d’immeubles délabrés à perte de vue, des avenues énormes pleines de voitures et écrasé par la chaleur du soleil. Ceauscu a fait détruire les anciens quartiers pour pouvoir construire ses édifices laids. Suite à un tremblement de terre (1977), il a pu voir où était l’endroit qui avait le mieux résister. Il détruisit alors les maisons historiques se situant à cet endroit pour pouvoir y construire son « Palais du peuple » ! Ce bâtiment, aujourd’hui le second plus grand du monde après le Pentagone est impressionnant et symbole de la mégalomanie d’un homme. Alina m’expliquera que ce bâtiment, symbole le plus fort de cette période dictatorial est comme une tumeur au cœur de la ville…
La Roumanie est constituée de trois régions historiques. La Valachie (région du sud), la Transylvanie (centre et nord-ouest) et la Moldavie (nord-est). Pour avoir un aperçu du pays, il me fallait donc aller dans ses trois régions. La Valachie, c’était fait avec Bucarest. Alors le samedi je suis allé à Brasov, ville de Transylvanie. Brasov est situé non loin du « château de Dracula », qui est joli mais qui en fait plus un nom pour faire venir les curieux… Brasov est elle une ville magnifique, où se mélange Roumains, Allemands et Hongrois, l’image de la Transylvanie. La région ressemble un peu à l’environnement que l’on retrouve en Slovaquie.
Ensuite, il me fallait aller en Moldavie. La Moldavie est une grande région, qui regroupe un tiers de la Roumanie et la République de Moldavie, ex république d’URSS. Les russes ont pris l’actuelle République de Moldavie à la Roumanie en 1940 dans le « cadre » du pacte Germano-Soviétique de 1939. Depuis, la Moldavie s’éloigne toujours plus de la Rouman
Ensuite, retour sur Bucarest, puis Vienne, puis Cadca. Putain ! qu’est ce que la Slovaquie est un pays riche ! Plus de chien dans les rues, d’immeuble totalement délabrés, de charrues dans la rue,…
La Roumanie, et tout ce que l’on peut s’imaginer sur ce pays, qui ne bénéficie sans doute pas d’une très bonne image vue d’un pays de l’ouest. Arrivé donc à Bucarest, vendredi matin, accueillie par la mère d’une ancienne volontaire roumaine en Slovaquie. A partir de là, c’est parti pour la découverte de la Roumanie, ou plutôt la Grande Roumanie.
Vendredi, visite de Bucarest avec mon guide privé ! Et en français s’il vous plaît ! J’étais donc avec la mère de mon amie volontaire, une usine de connaissance, qui parle pas moins de 7 langues (Roumain, Français, Allemand, Anglais, Espagnol, Portugais, Italien et aussi quelques notions de Russe et d’Hongrois), extraordinaire. De plus, cette personne est historienne d’Art… Autant dire que la visite a été complète.
Bucarest est une ville qui a été défigurée par le communisme ou plus précisément par Ceaucescu, dirigeant communiste emblématique la Roumanie. Des barres d’immeubles délabrés à perte de vue, des avenues énormes pleines de voitures et écrasé par la chaleur du soleil. Ceauscu a fait détruire les anciens quartiers pour pouvoir construire ses édifices laids. Suite à un tremblement de terre (1977), il a pu voir où était l’endroit qui avait le mieux résister. Il détruisit alors les maisons historiques se situant à cet endroit pour pouvoir y construire son « Palais du peuple » ! Ce bâtiment, aujourd’hui le second plus grand du monde après le Pentagone est impressionnant et symbole de la mégalomanie d’un homme. Alina m’expliquera que ce bâtiment, symbole le plus fort de cette période dictatorial est comme une tumeur au cœur de la ville…
La Roumanie est constituée de trois régions historiques. La Valachie (région du sud), la Transylvanie (centre et nord-ouest) et la Moldavie (nord-est). Pour avoir un aperçu du pays, il me fallait donc aller dans ses trois régions. La Valachie, c’était fait avec Bucarest. Alors le samedi je suis allé à Brasov, ville de Transylvanie. Brasov est situé non loin du « château de Dracula », qui est joli mais qui en fait plus un nom pour faire venir les curieux… Brasov est elle une ville magnifique, où se mélange Roumains, Allemands et Hongrois, l’image de la Transylvanie. La région ressemble un peu à l’environnement que l’on retrouve en Slovaquie.
Ensuite, il me fallait aller en Moldavie. La Moldavie est une grande région, qui regroupe un tiers de la Roumanie et la République de Moldavie, ex république d’URSS. Les russes ont pris l’actuelle République de Moldavie à la Roumanie en 1940 dans le « cadre » du pacte Germano-Soviétique de 1939. Depuis, la Moldavie s’éloigne toujours plus de la Rouman
ie à cause de la russification intense et des échanges de population connus sous l’époque soviétique. Curieux, je décide alors de me rendre en République de Moldavie, après avoir consulté le site de l’ambassade de France (il y a eu des émeutes le 7 avril dernier) où il est indiqué qu’il faut avoir en poche 250$ (ou équivalent) pour passer la frontière. Bien sûr, je ne les ai pas. Il faut savoir que cela représente près de 5 fois le salaire minimum moldave, qui est de 56€ ! Finalement, pas de soucis, j’arrive à Chisinau (prononcez Kichino) une ville à l’opposé de Bucarest : petites maisons et pleine d’arbres (je crois que je n’ai jamais vue une ville aussi verte). On retrouve tout de même les grandes avenues (plus facile pour faire intervenir l’armée en cas de troubles) et les grands bâtiments officiels communistes. Une chose, la police. Elle est à chaque coin de rue, patrouille sans cesse, et par groupe de 8 jusqu’à une colonne de peut être 50 ! Le pays est aujourd’hui dans une situation compliqué, il a replongé dans une dictature communiste (bizarrement, on voit quelques drapeaux biélorusses dans la rue...), d’où les manifestations. De plus, la partie est du pays (Transnistrie), veut se décrocher du pays pour devenir indépendante ou devenir une région russe. Staline a changé les frontières après la guerre, les conséquences sont toujours là aujourd’hui…
Ensuite, retour sur Bucarest, puis Vienne, puis Cadca. Putain ! qu’est ce que la Slovaquie est un pays riche ! Plus de chien dans les rues, d’immeuble totalement délabrés, de charrues dans la rue,…
Au revoir la Grande Roumanie, à bientôt.
lundi 27 avril 2009
La région de Spiš...
Week end à l'est de la Slovaquie. (25/26 avril) Direction Spišský hrad, le plus grand chateau médiéval d'Europe. L'occasion avec Ulli de traverser le pays, d'aller dans une région vraiment différente de la nombre. En de nombreux point...
Déjà, c'était beaucoup plus vert que Cadca, mais pas le même vert. Le vert du printemps contrairement au vert foncé des sapins de Cadca. Disons que la région est vraiment magnifique. Les villages sont totalement différent, marqués par l'ancienne présence allemande. Plus de couleurs, plus de petites maisons.
Mais par contre, à l'extérieur de la ville, des hameaix, voire des villages Roms. Dans ses villages là, plus de poubelle, construction en bois et en taule à certain endroit,... Le contraste avec la situation est Roms à Cadca est assez saisissante, tant les Roms de cette région paraissent pauvres. Et au pied du chateau médiéval de Spis, le plus grand chateau d'Europe centrale, les Roms vivent à l'écart de la société slovaque dans des conditions totalement différente de ce que devrait être la Slovaquie aujourd'hui...
La visite du président, ou retour dans le passé
Vendredi dernier, M. Ivan Gašparovič, président fraîchement réélu de la "Slovenska Republika" était en visite à Cadca. Il faut dire que la région ("Okres") dont Cadca est la préfecture a voté à 85% en sa faveur...
Pour la venue de M. le Président, en plus de bloquer quelques rues (peu, quand même), il avait organiser une arrivée digne de Loukachenko, le président biélorusse... En fait, il avait demandé aux écoles de Cadca de s'arranger pour envoyer au moins 100 enfants devant la mairie. Alors il y avait là les 100 enfants à qui l'on avait donné des rubans à agiter à l'arrivé du président. C'est sûr qu'à 5 ans, c'est facile d'agiter un ruban.
Ensuite Monsieur le président a eu le droit aux majorettes, habillées d'une tenue fluorescente ultra-kitsch qui devait lever le bras à son passage. Les dames de la mairie étant habillées avec une chemise blanche et un ruban/foulard vert autour du coup, on aurait facilement pu les confondre avec des pionnières...
La seule chose qui peut différencier ce folklore hérité du communisme et un vrai folklore communiste, s'est produite à la fin lorsque le prêtre a lu la Bible avec le président et le maire de la ville. Et aussi, il n'y avait pas d'étoile rouge.
C'était bien marrant, dommage que je n'avais pas mon appareil photo pour pouvoir prendre deux trois photos...
samedi 18 avril 2009
De retour... d'Europe (2)
Bon, ça fait déjà un peu longtemps que je suis rentré d'Europe, mais mieux vaut tard que jamais.
Un petit tour dans le nord de l'Europe, après le sud et la Grèce, pour retrouver ce bel hiver de 6 mois... Les pays Baltes (Lituanie et Lettonie) et aussi deux pays nordiques (Estonie et Finlande). Ce qui m'a le plus marqué, c'est la présence de la Russie dans ses pays. Plus particulièrement en Lettonie et en Estonie, où les russes représentent près de 50% de la population dans les grandes villes (jusqu'à 100% à Narva, dans l'est de l'Estonie). Cet héritage de l'URSS est assez lourd, parce qu'il s'ajoute à la peur qu'on les gens de voir la Russie revenir.
Que pourrais faire l'Estonie, un pays de 1,3 millons d'habitants, contre son voisin de plus de 140 millions d'habitants ? La Géorgie a essayé.
Aujourd'hui ses pays veulent affirmer leur indépendance, mais étonnant donné que la population russophone n'apprend pas la langue nationale, cela est un peu difficile. Et le russe n'est pas reconnu en tant que langue officielle, alors qu'il est parlé par 50% de la population estonienne comme langue maternelle.
N'empêche qu'il s'agit là de bien beaux pays, très proche mais très différent culturellement. La Lituanie et la Lettonie sont des peuples Baltes, l'Estonie et la Finlande des états nordiques. Les Estoniens tiennent à le préciser et en sont plutôt fiers.
Inscription à :
Articles (Atom)
